« L’ESPRIT D’ORPHELIN EST L’UNE DES STRATÉGIES LES PLUS TROMPEUSES DE L’ENNEMI, car il ne s’attaque pas simplement à vos émotions : il remodèle lentement votre âme jusqu’à ce que vous commenciez à vivre à partir de vos blessures plutôt qu’à partir de la vérité.
Comme un parasite qui s’attache à une plaie ouverte dans le monde naturel, l’esprit d’orphelin recherche les blessures non guéries de l’âme. Il ne peut pas créer la blessure, mais il saura l’exploiter. Il se nourrit du rejet, de l’abandon, de la négligence, de la trahison, des abus, des déceptions et de tous les endroits où l’amour a été absent ou déformé.
Son objectif n’est pas seulement de vous rappeler ce qui s’est passé ; il cherche à empêcher la blessure de guérir en renforçant continuellement les mensonges nés dans les moments de souffrance, jusqu’à ce que ces mensonges deviennent le prisme à travers lequel vous vous voyez vous-même, voyez les autres et même Dieu.
Tout comme un enfant qui grandit sans amour sain, sans protection, sans encouragement et sans sécurité développe des mécanismes de survie pour faire face à sa réalité, l’âme blessée fait la même chose.
Elle apprend à s’attendre à l’abandon avant même qu’il ne survienne.
Elle doute de l’amour sincère.
Elle résiste à la vulnérabilité, car celle-ci lui paraît dangereuse.
Elle devient farouchement indépendante, parce que dépendre des autres ne lui semble plus sûr.
Elle construit des murs émotionnels, non parce qu’elle désire l’isolement, mais parce que l’isolement lui paraît moins douloureux que le risque d’être à nouveau blessée.
C’est précisément ces mécanismes de survie que l’esprit d’orphelin exploite.
Il enseigne à l’âme blessée à interpréter chaque relation à travers le filtre du rejet, chaque manifestation d’amour avec méfiance, chaque délai comme un abandon et chaque invitation à faire confiance comme un danger.
Il convainc l’âme que la dépendance est une faiblesse, que la confiance est dangereuse et que l’autoprotection est le seul moyen de survivre.
Au lieu de se reposer dans l’amour du Père, l’âme commence à lutter constamment pour se protéger de la douleur qu’elle redoute le plus.
C’est pourquoi tant de personnes passent des années à croire qu’elles ont simplement « des difficultés à faire confiance », alors qu’en réalité leur âme a été façonnée par le rejet plutôt que par le Père.
L’esprit d’orphelin est subtil.
Il se manifeste rarement ouvertement.
Au contraire, il se cache derrière ce qui ressemble à des traits de personnalité.
« J’ai toujours été comme ça. »
« Je n’ai besoin de personne. »
« Je ne laisse personne s’approcher de moi. »
« J’ai construit des murs parce que les gens finissent toujours par partir. »
« J’ai appris à ne compter que sur moi-même. »
Ce qui ressemble à de la force est peut-être simplement une âme blessée qui ne se souvient plus de ce que signifie vivre en sécurité.
Pensez à un chien errant qui a été battu, abandonné et laissé seul pour survivre. Même lorsqu’une personne s’approche avec de la nourriture, de la bienveillance et l’offre d’un foyer sûr, son premier réflexe n’est pas la confiance, mais la peur.
Il grogne.
Il s’enfuit.
Il se cache.
Il mord même la main qui cherche à le sauver.
Non parce qu’il est né ainsi.
Mais parce que la souffrance lui a appris que l’amour ne pouvait pas être digne de confiance.
Beaucoup de croyants réagissent de la même manière envers le Père.
Il s’approche d’eux, mais ils se retirent.
Il les invite à s’abandonner à Lui, mais ils resserrent leur emprise.
Il leur offre le repos, mais ils continuent à lutter.
Il les appelle ses fils et ses filles, mais ils vivent encore comme s’ils devaient mériter une place dans sa maison.
La tragédie n’est pas que Dieu ait cessé de les aimer.
La tragédie est que la blessure est devenue plus forte que la voix du Père.
Peut-être qu’en lisant ces lignes, le Saint-Esprit vous a doucement révélé des endroits de votre propre âme qui sont encore blessés.
Peut-être avez-vous reconnu des schémas d’autoprotection, une peur de l’intimité, un besoin de tout contrôler, une difficulté à recevoir l’amour ou ce sentiment constant de devoir prouver votre valeur.
N’ignorez pas sa conviction.
La conviction du Saint-Esprit n’est pas une condamnation.
C’est l’invitation du Père à la guérison.
L’esprit d’orphelin a peut-être exploité vos blessures, mais il n’a pas à définir votre avenir.
Jésus est toujours Celui qui guérit les cœurs brisés.
Il guérit encore les âmes blessées.
Il restaure encore l’identité.
Il révèle encore le Père à ceux qui n’ont jamais véritablement connu son amour.
Aujourd’hui, apportez chacune de vos blessures dans sa présence.
Chaque rejet.
Chaque abandon.
Chaque trahison.
Chaque mensonge que vous avez cru sur vous-même.
- Demandez à Jésus de sonder votre cœur.
- Invitez-le dans tous les endroits où la souffrance a davantage façonné votre identité que sa Parole.
- Pardonnez à ceux qui vous ont blessé.
- Renoncez à tout accord avec les mensonges qui vous ont fait croire que vous étiez indésirable, non aimé, oublié ou seul.
- Demandez au Saint-Esprit de guérir ce que Lui seul peut guérir, et demandez au Père d’enseigner à votre âme ce que signifie vivre comme son enfant bien-aimé.
Le but n’est pas simplement d’être libéré d’un esprit d’orphelin.
Le but est que votre âme soit tellement enracinée dans l’amour du Père qu’il ne reste plus aucune blessure que l’ennemi puisse exploiter.
Car lorsque l’âme est guérie, l’orphelin n’a plus d’endroit où habiter.
Et là où l’identité de fils et de fille est pleinement établie, l’esprit d’orphelin perd sa voix. »
Alison Garcia Cantú
Born Again Ekklesia
